Difficile d’écrire à froid sur nos découvertes nocturnes des deux semaines passées… un best of s’impose.
Avant toute chose, sachez que si l’on ne croise quasiment aucun occidental la journée, il faut parfois lutter dans certains bars le soir pour apercevoir un Chinois, le contraste est saisissant. Explication principale : le prix bien entendu, à partir de 5€ le cocktail, la plupart des shanghaiens sont absents. Certains endroits sont donc purement et simplement des rendez vous d’expats. Les plus significatifs étant à ce jour le fameux Bar Rouge, bar sur le toit d’un immeuble sur les rives avec sable sur la terrasse, fric et chic qui facture 100 kuais son entrée sans consos ainsi que le Kathleen’s 5 également sur un toit au milieu du parc de People Square, très belle vue également. Dans d’autres endroits on atteint parfois une proportion 50/50, les karaokés ou bars avec chanteurs sont quant à eux plus chinois.
Je décrirai une soirée que je garde en mémoire si vous me permettez de vous embarquer dans un récit/photos composé de souvenirs qui me semblent presque lointains déjà tant les choses vont vite, en particulier depuis la rentrée et les nouvelles rencontres.
Tout commence par un dîner agréable en terrasse dans un restaurant thaïlandais de bonne facture dans un petit village reconstruit appelé Xin tian di, avec ses airs neufs et piétons d’un eurodisney des bars…
Après avoir ingurgité une demi douzaine de brochettes, nous nous baladons Charlotte, Gauwin, Maxime et moi à la recherche d’un bar et tombons sur le Paulaner, bar allemand distribuant la seule bière brassée à Shanghai. Une fois assis, nous écoutons un couple de chanteurs chinois reprendre un paquet de tubes afin de faire bouger et se tordre les petits corps de tous les chinois sur la piste, euphoriques mais dénués de tout sens du rythme. Il est souvent impressionnant de voir comment certains (soyons honnêtes, la plupart) Chinois dansent très mal…
nous nous mettons, à coups de Jägermeister et de bière, à chanter très fort et très mal de bonnes chansons paillardes bien de chez nous sans que personne ne comprenne…très bien, malheureusement l’horaire de fermeture nous renvoie à la rue sous le coup des 2h.
Une fois Charlotte déposée dans un taxi, nous voilà mes deux compères et moi en quête d’une table et nous dirigeons grâce à un sens de l’orientation hors du commun vers une petite adresse recommandée par Matthieu, qui se reconnaîtra et que je remercie encore pour la manne d’infos envoyées par mail.
L’heure et l’alcool aidant, voilà donc Maxime et Gauwin se muter progressivement en Chinois, t shirt relevés et bidou sorti, crachant leur meilleure salive…

Sans espoir de trouver un bar ouvert à cette heure tardive, nous atteignons donc le Ying Yang. A l’entrée nous demandons l’heure de fermeture : la réponse « all night » fait immédiatement de cet endroit un lieu providentiel… ambiance feutrée, « nouvelle vague » tournant en boucle, cocktails à 40 kuais, Ricard et galettes au sarrasin au menu…que demander de plus ?
Les serveurs très bon esprit tentent de converser avec nous (Harrap’s toujours), nous prenons des photos (me voici ici avec eux pointant un date que je connais bien…)

Max entame une discussion avec un marchand d’art canadien, posé, esthète parmi les esthètes, qui lui écrit tous les endroits à couper le souffle dans les environs.
Tiens le jours se lève,
nous rentrons donc et décidons avec Maxime à la résidence de se baffrer un petit dej à la supérette. Au menu pour lui rouleau au thon et jus d’orange, gâteau improbable et lait de coco pour moi. Nous nous posons donc au bord du point d’eau, au milieu de tous les chinois s’étirant et joggant pour se relaxer avant de partir au boulot…
le grand écart culturel. Rentrés 7h30, bonne nuit à tous.
C’est précisément ça qu’on veut à Shanghai, déambuler d’un endroit à un autre avec un indice de déception proche du 0. Chaque soir une ou plusieurs découvertes, cela s’est confirmé depuis.
La belle vie